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RE 2020 et Analyse du cycle de vie (ACV) : quelle est la bonne méthode de calcul ?

07/12/20

Les grandes lignes de la future RE2020 se dessinent un peu plus. Lors de la conférence de presse du 24 novembre, les ministres Barbara Pompili et Emmanuelle Wargon ont confirmé certaines orientations et annoncé différents arbitrages et modifications. Brownfields, qui se prépare depuis longtemps à la nouvelle réglementation RE2020, revient sur ces annonces et notamment sur l’ACV, pierre angulaire de cette réforme.  


Pour rappel, la RE 2020 va contribuer à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre de l’immobilier neuf, permettant à la France de se diriger vers la neutralité carbone en 2050. Comme cela a été fait pour la RT 2012 avec le label BBC, les pouvoirs publics se sont appuyés sur l’expérimentation E+C- pour élaborer la RE2020. Dans celle-ci, nous noterons le renforcement du Bbio, l’indicateur de besoin énergétique étant inférieur de 30% à celui de l’actuelle réglementation. Une nouveauté : la prise en compte du confort estival, c’est-à-dire du froid, dans le calcul du Bbio. Enfin, le calcul de l’ACV, analyse du cycle de vie du bâtiment, devient dynamique, rompant avec la méthode statique habituellement pratiquée.


L’ACV, l’outil incontournable pour aller vers l’exemplarité

Pour faire simple, l’ACV est l’outil qui permet de compter le carbone. Normalisé dans les années 90 (ISO 14040), il n’a cessé d’être amélioré et enrichi pour devenir aujourd’hui le moteur de la RE 2020. Avec le label E+C-, la profession a eu plusieurs années pour l’expérimenter et se l’approprier. Brownfields, acteur engagé pour une ville bas carbone, avait bien sûr anticipé ce nouveau paradigme en testant l’analyse du cycle de vie sur son projet de Rueil-Malmaison, dans le but de la généraliser à l’ensemble de sa production. Les retours d’expérience ont été très positifs. Les équipes de Brownfields ayant l’habitude d’intervenir sur des projets à haute technicité, en lien étroit avec les bureaux d’études, elles ont tout de suite vu les avantages de l’ACV en termes de choix énergétiques et constructifs. Elles ont aussi vu son formidable potentiel, pour aller plus loin et plus vite dans la réduction des GES.

Sa généralisation par les pouvoirs publics est une évolution logique et obligatoire si l’on veut impliquer toute une filière dans la recherche de l’exemplarité.

            

ACV statique ou dynamique, quelle est la bonne méthode de calcul ?

C’est peut-être l’annonce la plus commentée de la conférence de presse. La méthode de calcul retenue pour la RE 2020 sera dynamique et non plus statique. Explications. Jusqu’à présent, la norme (NF EN 15978) était la méthode statique, qui prend en compte l’ensemble des émissions au moment de leur calcul. Le gouvernement confirme aujourd’hui le passage à la méthode dynamique. Cette dernière intègre la dégressivité de l’impact carbone dans le calcul. « La méthode dynamique donne plus de poids à ce que l’on maîtrise vraiment, en début de vie, qu’aux hypothèses de fin de vie, qui ne sont pas encore identifiées en phase de conception » analyse Rodrigue Leclech, Associé au Bureau d’Études Pouget Consultants. Cette méthode favorise mécaniquement les matériaux biosourcés comme le bois, qui émet du carbone en phase de déconstruction, à l’inverse du béton ou de l’acier. Alors, statique ou dynamique, quelle est la meilleure méthode ? Ne rentrons pas dans le débat, d’autant que l’écart de poids carbone entre béton et bois n’est finalement pas si grand si on le replace dans l’ensemble de l’équation. Ce qu’il faut retenir selon Serge Epinat, Directeur Technique chez Brownfields, c’est que « l’ACV est une vraie avancée, qui nous permet de nous poser de vraies questions, d’effectuer de vrais arbitrages, en complète connaissance de cause ».


Que fut-il attendre de l’ACV et de la RE2020 ?

La future réglementation capitalise sur le succès de la précédente. Elle donne une ligne directrice stable et logique. Les seuils sont progressifs, permettant à chacun de monter en compétences, de développer de nouveaux produits et systèmes. Elle garde également le principe de labels plus contraignants pour valoriser les meilleurs élèves, ceux qui souhaitent aller plus vite. Serge Epinat est très optimiste sur sa mise en place : « La RT2012 nous avait fait peur à ses débuts. Nous nous sommes rapidement adaptés et elle nous a permis de réaliser de très belles choses. Ce sera aussi le cas pour la RE2020. »  Peu importe les méthodes, les procédés constructifs, les énergies choisies. La RE2020 donne un cadre où chacun peut s'exprimer, peut contribuer. « Bien sûr, il faudra que tout cela se mette en place, que tous les acteurs de l'acte de construire s'acclimatent" » ajoute-t-il. 


Mais ne limitons pas l’immobilier qu’au seul facteur carbone. Brownfields, spécialiste de la régénération des friches urbaines et de la dépollution, veut voir plus loin. « N’oublions pas que les fiches FDES que nous utilisons dans l’ACV de nos projets proposent 20 indicateurs. Nous disposons aussi de données sur le confort, la qualité de l’air… » rappelle Serge Epinat. Ainsi, en anticipant la mise en place de la RE2020 par la création d’un référentiel interne ambitieux, en utilisant chaque indicateur disponible pour tous ses choix constructifs, énergétiques et d’équipements, Brownfields veut non seulement œuvrer à la réduction des GES mais aussi offrir un environnement et un confort intérieur plus sains aux utilisateurs.

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